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Radar automatique flashant un véhicule avec vérification assurance FVA 2026 en surimpression numérique

Radars : votre assurance auto vérifiée dès 50 km/h au-dessus de la limite depuis le 16 février 2026

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Depuis le 16 février 2026, tout conducteur flashé à 50 km/h ou plus au-dessus de la limite de vitesse voit son assurance automatiquement contrôlée via le Fichier des Véhicules Assurés (FVA). Cette mesure, issue du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 17 juillet 2023, entraîne une double sanction en cas de défaut d’assurance : jusqu’à 500 EUR d’amende forfaitaire s’ajoutent aux poursuites pour grand excès de vitesse. Voici le détail du dispositif et ses conséquences concrètes pour les automobilistes.

Radar automatique flashant un véhicule avec vérification assurance FVA 2026 en surimpression numérique

L’essentiel : Depuis le 16 février 2026, les radars automatiques croisent la plaque d’immatriculation avec le FVA pour tout excès de vitesse de +50 km/h. En cas de défaut d’assurance, une amende forfaitaire de 500 EUR (minorée à 400 EUR si paiement sous 15 jours) s’ajoute à la contravention pour grand excès de vitesse, selon la Sécurité Routière.

Contexte et genèse du dispositif : du CISR 2023 au déploiement de février 2026

Le 17 juillet 2023, le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) adoptait 38 mesures visant à réduire la mortalité sur les routes françaises. La mesure 33 prévoyait le croisement automatique des données des radars avec le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), selon la Sécurité Routière.

L’objectif : identifier les conducteurs non assurés parmi les auteurs des infractions les plus graves. Le seuil retenu — un excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h au-dessus de la limite autorisée — cible les comportements les plus dangereux sur le réseau routier.

Le dispositif est entré en vigueur le 16 février 2026, selon l’annonce officielle publiée par la Sécurité Routière le 15 février 2026. Il concerne l’ensemble du territoire national et tous les radars automatiques en service, qu’ils soient fixes, mobiles ou embarqués.

Ce croisement entre contrôle automatisé et vérification de l’assurance constitue une première en France. La plaque d’immatriculation, inscrite sur le certificat d’immatriculation (carte grise), sert de clé d’entrée à l’ensemble du processus.

Comment fonctionne le croisement radar / FVA, étape par étape

Le processus se déroule en plusieurs phases, de la seconde du flash jusqu’à la verbalisation éventuelle pour défaut d’assurance.

Croisement radar / FVA : le processus en 5 étapes Infographie décrivant les 5 étapes du croisement entre un radar et le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), du flash radar initial au double PV éventuel en cas de défaut d'assurance. Croisement radar / FVA : le processus en 5 étapes Du flash initial au constat de défaut d'assurance 1 Flash radar Le véhicule est flashé à +50 km/h au-dessus de la limite autorisée Détection 2 AB Lecture de plaque Le système LAPI identifie automatiquement la plaque d'immatriculation Identification 3 Interrogation FVA La plaque est croisée avec le Fichier des Véhicules Assurés en temps réel Consultation 4 Vérification du statut Le système confirme si le véhicule dispose d'une assurance valide Analyse 5 Double PV éventuel PV excès de vitesse + amende forfaitaire de 500 € si défaut d'assurance Sanction Source : Fichier des Véhicules Assurés (FVA) — Processus automatisé de contrôle radar en France
Le processus automatisé de vérification d'assurance après un excès de vitesse de +50 km/h.

1. Le flash radar

Un véhicule est photographié par un radar automatique à une vitesse dépassant de 50 km/h ou plus la limite autorisée. La plaque d’immatriculation est lue automatiquement.

2. La consultation du FVA

Le Fichier des Véhicules Assurés est une base de données alimentée directement par les compagnies d’assurance, selon Radio VINCI Autoroutes. Il recense les contrats d’assurance associés à chaque numéro d’immatriculation en circulation. La plaque relevée par le radar est vérifiée « presque instantanément » dans cette base, selon Radio VINCI Autoroutes.

3. L’identification du titulaire

Le système identifie le titulaire du certificat d’immatriculation via le Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV). C’est le nom figurant sur la carte grise qui reçoit l’avis de contravention.

4. La double verbalisation

Si le FVA ne recense aucune assurance valide pour le véhicule concerné, deux infractions distinctes sont constatées : le grand excès de vitesse et le défaut d’assurance. Deux procès-verbaux sont alors émis et adressés au titulaire du certificat d’immatriculation.

Le seuil des +50 km/h : pourquoi ce critère et quels radars sont concernés

Le choix du seuil de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée n’est pas anodin. En droit français, un excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h constitue un délit, passible du tribunal correctionnel.

Ce seuil cible, selon la Sécurité Routière, « les conducteurs les plus dangereux ». Les études accidentologiques montrent une corrélation forte entre grands excès de vitesse et absence d’assurance, d’où la pertinence du croisement.

Tous les types de radars automatiques déployés en France sont concernés par le dispositif : radars fixes, radars tourelles, radars mobiles et radars embarqués dans des véhicules banalisés. Le périmètre couvre tout véhicule flashé sur le territoire national, selon la Sécurité Routière.

En revanche, les excès de vitesse inférieurs à ce seuil ne déclenchent pas, à ce stade, de vérification automatique de l’assurance via le FVA.

Double sanction : le détail chiffré du cumul amende + défaut d’assurance

Un conducteur flashé à +50 km/h et non assuré s’expose à un cumul de sanctions significatif.

Double sanction : le cumul chiffré excès de vitesse + défaut d'assurance Tableau comparatif des sanctions pour excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h et défaut d'assurance, avec le cumul total pouvant dépasser 5 000 euros et la perte de permis. Double sanction : le cumul chiffré Excès de vitesse + Défaut d'assurance ! ! Sanction Excès de vitesse ≥ 50 km/h Contravention de 5ᵉ classe / Délit 🛡 Défaut d'assurance (FVA) Fichier des Véhicules Assurés Amende forfaitaire 1 500 € 500 € Retrait points / Amende majorée -6 6 points 1 000 € Suspension permis / Max Jusqu'à 3 ans 3 750 € (amende pénale max) Confiscation véhicule Possible Possible Tribunal / Suspension ! Obligatoire (délit) Possible VS ! ⚠ CUMUL DES DEUX INFRACTIONS ⚠ Total pouvant dépasser 5 000 € + perte de permis Sous-total excès de vitesse Amende : 1 500 € + 6 pts + suspension ≥ 1 500 € 🛡 Sous-total défaut d'assurance Forfaitaire : 500 € → majorée : 1 000 € Jusqu'à 3 750 € +
Le cumul des sanctions peut dépasser 1 500 € d'amendes, avec retrait de 6 points et suspension de permis.

Pour le grand excès de vitesse (délit)

Un excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h est un délit passible, selon le Code de la route, de 1 500 EUR d’amende en première infraction, d’un retrait de 6 points sur le permis de conduire, d’une suspension du permis pouvant aller jusqu’à 3 ans et d’une confiscation possible du véhicule.

Pour le défaut d’assurance

Selon la préfecture de l’Eure, une amende forfaitaire de 500 EUR est appliquée. Elle est minorée à 400 EUR en cas de paiement dans les 15 jours. Elle est majorée à 1 000 EUR au-delà de 45 jours sans paiement.

En cas de poursuites pénales pour défaut d’assurance (article L324-2 du Code de la route), la sanction maximale peut atteindre 3 750 EUR d’amende, assortie d’une inscription au casier judiciaire.

Le cumul des deux infractions peut donc représenter plusieurs milliers d’euros de sanctions, sans compter la perte de points, la suspension du permis et les frais de régularisation de l’assurance.

Cas particuliers et limites du système : FVA non à jour, véhicule de société, location

Le croisement radar / FVA soulève plusieurs situations limites que les automobilistes doivent connaître.

FVA non encore mis à jour

Un conducteur peut avoir souscrit une assurance récemment sans que le FVA ait été actualisé par sa compagnie. Les assureurs alimentent le fichier, mais un décalage de quelques jours peut exister. Dans ce cas, le conducteur devra fournir une attestation d’assurance valide à la date de l’infraction pour contester le PV de défaut d’assurance.

Véhicules de société

Le PV est adressé au titulaire du certificat d’immatriculation, soit l’entreprise. Celle-ci doit être en mesure de prouver que le véhicule était assuré. Il est recommandé de vérifier que le certificat d’immatriculation est bien à jour au nom de la société exploitante.

Véhicules de location

Les loueurs professionnels assurent leurs flottes. Le FVA doit refléter cette couverture. En cas de PV erroné, le loueur conteste en produisant le contrat d’assurance flotte.

Plaques étrangères

Le FVA ne recense que les contrats souscrits auprès d’assureurs opérant en France. Les véhicules immatriculés à l’étranger ne sont pas couverts par ce croisement automatique. Pour les véhicules importés récemment, il est essentiel de procéder rapidement à l’immatriculation dans le SIV et à la souscription d’une assurance française.

Que faire si vous recevez un double PV : démarches, délais et recours

La réception d’un avis de contravention pour défaut d’assurance en plus du PV pour grand excès de vitesse nécessite une réaction rapide.

Conducteur consultant un avis de contravention pour excès de vitesse et défaut assurance à son bureau

Vérifier immédiatement son statut d’assurance

Le site officiel fva-assurance.fr permet à tout automobiliste de vérifier si son véhicule apparaît bien comme assuré dans le FVA. Il suffit de renseigner son numéro d’immatriculation.

Rassembler les preuves d’assurance

Si le véhicule était bien assuré à la date de l’infraction, le conducteur doit réunir l’attestation d’assurance, le relevé d’information et le contrat en cours. Ces documents serviront à contester le PV pour défaut d’assurance.

Contester dans les délais

L’amende forfaitaire de 500 EUR peut être contestée dans un délai de 45 jours à compter de l’envoi de l’avis de contravention, selon les règles habituelles de contestation des amendes forfaitaires. La requête en exonération doit être envoyée à l’Officier du ministère public compétent.

Ne pas payer si vous contestez

Le paiement de l’amende vaut reconnaissance de l’infraction. Un conducteur qui estime être couvert ne doit pas régler l’amende forfaitaire pour défaut d’assurance avant d’avoir épuisé les voies de recours.

Conseils préventifs : vérifier son statut dans le FVA et éviter les mauvaises surprises

Plusieurs réflexes permettent d’éviter une verbalisation injustifiée pour défaut d’assurance.

Consulter régulièrement fva-assurance.fr

Le site officiel est accessible gratuitement. Il est recommandé de vérifier l’enregistrement de son véhicule après chaque changement de contrat, de véhicule ou d’assureur.

Informer son assureur de tout changement d’immatriculation

En cas de changement de titulaire du certificat d’immatriculation, l’assureur doit être prévenu pour mettre à jour le contrat et le FVA. Le délai légal pour effectuer un changement de titulaire est de 1 mois (30 jours) après la date de cession, sous peine d’une amende forfaitaire de 135 EUR, selon l’article R322-5 du Code de la route.

Conserver son attestation d’assurance à bord

Même avec le FVA, l’attestation d’assurance papier ou dématérialisée reste obligatoire à bord du véhicule. En cas de contrôle routier classique, les forces de l’ordre peuvent toujours la demander.

Anticiper le renouvellement

Une interruption de couverture, même de quelques jours entre deux contrats, suffit à déclencher un signalement dans le FVA. Les automobilistes doivent veiller à ce que la date de début du nouveau contrat couvre immédiatement la fin du précédent.

Le lien entre carte grise et contrôle de l’assurance

Le numéro d’immatriculation figurant sur le certificat d’immatriculation constitue le pivot technique de tout le dispositif. C’est ce numéro que le radar lit, que le FVA interroge et que le SIV associe à un titulaire.

Une carte grise non à jour — par exemple après une vente non déclarée — peut entraîner la réception d’un PV au nom de l’ancien propriétaire. Le service officiel Histovec (histovec.interieur.gouv.fr), proposé par le ministère de l’Intérieur, permet de vérifier l’historique d’un véhicule et de s’assurer que les changements de propriétaire ont bien été enregistrés, selon le ministère de l’Intérieur. Depuis la mise en place du Plan Préfectures Nouvelle Génération, toutes ces démarches s’effectuent exclusivement en ligne.

En résumé, un certificat d’immatriculation à jour et une assurance correctement déclarée dans le FVA sont les deux conditions indispensables pour éviter toute mauvaise surprise face à ce nouveau dispositif de contrôle automatisé.

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